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Le bonheur est dans l'arganeraie

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19 août 2012

Il n'y a pas que les cigognes qui migrent !

Pauvres amis de France, de Navarre et d'Espagne, c'est votre tour de suffoquer et vous devez en vouloir au Maroc qui vous envoie un air brûlant dont nous sommes, nous, débarrassés depuis quelque temps. J'ai même entendu hier après-midi de très lointains roulements de tonnerre qui m'ont emplie d'espoir pour un avenir plus ou moins proche.

Oh, il continue de faire chuad, mais du moins avons-nous une petite brise qui crée sur notre sueur une évaporation rafraîchissante.

Tenez bon, comme pour nous ça va s'arrêter, ce n'est qu'un mauvais moment à passer.

Je vous envoie mes plus chaleureuses amitiés.

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19 août 2012

Petits orphelins

Eugène et Frédégonde

 

Ça y est, je n'ai pas résisté.

Deux orphelins erraient dans le souk d'Ida Ougourd et ça me fendait le cœur, putaing !

Je vous présente donc Eugène, qui doit être dans sa deuxième année, et Frédé-gonde, qui vient juste d'être sevrée par sa maman.

Oh, je vous entends d'ici ricaner sous cape :

- Ah la la, où est-ce que ça va s'arrêter ?

- La toute petite, passe encore, mais pourquoi le grand ?

Et patati et patata, etc.

Mais primo et d'une, Frédégonde ne voulait pas quitter Eugène qui avait été son compagnon de misère pendant une grande semaine et dont elle avait fait un substitut maternel.

Deuxio et de deux, je les ai provisoirement baptisés, car j'espère bien les placer et la recherche d'une famille d'accueil avait été un préalable à cette adoption provisoire. J'ai déjà une piste et j'aurai la réponse lundi.

Vous voyez que je m'assagis !

16 août 2012

Encore des visiteurs !

Boa des sables 1

Le boa des sables est un très joli serpent, inoffensif pour l'homme : comme tous les boïdés, il est dépourvu de crochets à venin et ses seules victimes ne sont que de tout petits animaux et des œufs. Sa robe est saumon avec des ocelles brunes, plus ou moins denses et plus ou moins foncées selon la période entre deux mues ; le ventre est saumon nacré (voir dans l'album-photos "Quelle histoire !").

Nous en avons trouvé un dimanche dernier. Fatima et Arab, mon nouveau jardinier, savent que je n'aime pas qu'on massacre n'importe quel serpent et ils sont venus me chercher. J'ai pris le serpent par la queue et le leur ai montré pour qu'ils fassent bien la différence entre ce mignon petit boa et les serpents dangereux. Il est donc bien vivant dans le poing d'Arab sur la photo.

Mais être inoffensif n'implique pas qu'on ait bon caractère et l'absence de crochets ne signifie pas qu'on n'ait pas de dents du tout. Lassé d'être photographié et tripoté, en plein soleil de surcroît, il a fini par happer mon index imprudemment tendu. Blessure sans gravité, juste un peu de sang qui a perlé : un peu de Bétadine et on n'en a plus parlé.

Quant au boa, je l'ai fait relâcher pour qu'il continue de faire la chasse aux souris et autres rongeurs nuisibles à l'orge de mes ânes.


Le lendemain, je pars à Essaouira pour ma séance d'orthophonie. Arrivée près du portail, j'en déclenche l'ouverture avec la télécommande et, surprise, un âne, dissimulé derrière le pilier, n'attendait que cela pour venir faire un tour chez moi.

Cela n'aurait pas été trop grave si la clôture électrique avait fonctionné. Mais elle m'a fait un caprice et quand l'âne squatter a voulu pénétrer dans l'enclos, il a tout défoncé, brisant au ras du sol quatre piquets, que la sécheresse avait rendus cassants comme du verre. Il s'est précipité sur mes ânesses, ce que Charlemagne, mon étalon, n'a pas du tout apprécié et une bagarre s'en est suivie. Charlemagne a saisi le malotru par la gras du cou et n'a plus voulu en démordre, tandis que Caroline, Albertine et Aliénor formaient le cercle, sans doute assez flattées d'être la cause du pugilat.

J'étais en tenue de ville et seule, Arab étant déjà parti et le lundi étant le jour de congé de Fatima. Que pouvais-je faire ? Rien. Je les ai laissés se débrouiller entre eux et je suis partie retrouver mon orthophoniste.

Mon retour a coïncidé avec celui de Fatima. Les cinq ânes s'étaient égaillés un peu partout sur le terrain et si possible où ils avaient pu trouver des plantes. Ils avaient heureusement jeté leur principal dévolu sur les "herbes de la pampa", de régénération rapide, et dédaigné hibiscus et géraniums.

A deux, il a été relativement facile de virer l'intrus, désormais désaltéré et repu, et de parquer mes quatre ânes dans le second enclos en attendant la réparation du premier, ce qui fut fait dès le lendemain matin.

Et puisque nous parlons d'ânes squatters, j'en profite pour vous dire que, triste conséquence de la sécheresse, il y a un peu partout des ânes errants, abandonnés par des propriétaires qui ne peuvent plus les nourrir, notamment de jeunes ânons tout juste sevrés. Ils font peine à voir, mais que faire ? Je ne puis les adopter tous.

6 août 2012

Campeur indésirable

Je me lève un beau matin, dans l’état qui est habituellement le mien à ce moment de la journée : l’esprit embrumé, les yeux encore brouillés de sommeil et le geste maladroit. Je me rends directement dans ma salle de bain, non pour y prendre ma douche, pas assez réveillée encore pour me livrer à une opération aussi dangereuse – et la suite me prouvera combien j’avais eu raison – mais parce que mes toilettes s’y trouvent. Depuis le trône, je suis vaguement du regard les ébats de deux de mes chats, qui batifolent dans la baignoire, et mon attention est attirée par un tas noir, entre ladite baignoire et la porte-fenêtre. Mes besoins naturels satisfaits, je réponds à une curiosité tout aussi naturelle et m'approche de son objet, avec prudence toutefois, car dans mon cerveau embrumé une vague idée de ce que ça peut être s’est frayé un chemin.
Arrivée à 1 m 50 environ, je vois une partie de la chose se dresser et un capuchon se déployer. Aucun doute, je suis face à un cobra qui me signifie de ne pas approcher davantage. Que faire ? Je suis en petite tenue, toutes chairs offertes, et je n’ai rien sous la main pour attaquer la bestiole. Si je m’en vais, le serpent va s’enfuir et aller se réfugier Dieu sait où. Il ne me reste plus qu’à appeler Superman en la personne de Jean-Marie et de lui demander de faire venir Zorro en la personne du jardinier, armé d’une pelle en guise de lasso.

– Et entre-temps, tu prends ton appareil pour la photo !

Surtout, ne pas oublier mon blog et les copains, qui seront heureux de voir le monstre.

1046 Ida Ougourd août 12

La photo a été prise d’un peu loin et la main de Jean-Marie tremblait légèrement, mais le monstre est bien recon-naissable.

Le  jardinier arrive, lui règle son compte en quelques coups de pelle, endom-mageant la baignoire au passage, mais puis-je lui en vouloir ?

Feu mon squatter a été soigneusement mesuré : 70 cm. Un p’tit jeune, dont la canicule troublait la digestion et qui était venu piquer au frais son sommeil postprandial.

Mais ma frayeur rétrospective a été pour mes deux chats, qui étaient passés et repassés en gambadant à portée du cobra. Le premier ne présentait pas de trace de morsure, mais j’ai passé une bonne partie de la matinée à chercher l’autre. Je l’ai finalement retrouvé sous un canapé, immobile. Mon Dieu ! Mon sang n’a fait qu’un tour. Je l’ai tiré par une patte sans ménagement et ses vives protestations m’ont rassurée quant à son état de santé : depuis deux heures que je le cherche, s’il avait été mordu, il serait déjà mort.

J’espère que vous n’allez pas en déduire que ma maison est un repaire de serpents infréquentable. Ce qui est infréquentable, c’est la canicule, pourvoyeuse de ce genre de campeurs, et je me garderais bien de vous inviter en aussi inclémente saison.

5 août 2012

La vallée de l'Ourika

Pour échapper à la canicule qui ne nous lâche plus depuis deux semaines, nous avions donc décidé, comme je vous le disais précédemment, d’aller nous mettre au frais, du dimanche soir au mercredi matin, dans la vallée de l’Ourika qui est, paraît-il, un havre de fraîcheur.

Encore faut-il y arriver.

Sur la route d’abord à quatre voies, puis à deux voies qui traverse la plaine s’étendant au sud de Marrakech jusqu’au pied de l’Atlas, la circulation est dense mais normale pour une fin de week-end. Mais quand nous attaquons la montée, nous avons l’impression d’avoir pris à contresens le rallye de Monte-Carlo. Sur la route en lacets, des véhicules se ruent vers la ville, ramenant chez eux des Marrakchis qui ont voulu profiter du frais jusqu’au dernier moment et qui à présent entendent arriver chez eux à temps pour le ftour. Ils dévalent la pente à toute allure, se dépassant les uns les autres au mépris des lignes blanches et des virages. On serre comme on peut un bas-côté pas toujours très engageant. Dans la traversée des villages, notamment du bourg d’Oulmès, la pagaïe est indescriptible. Les étals empiètent sur la chaussée, entourés de chalands affairés aux courses de dernière minute ; des véhicules de livraison, du camion à la charrette tirée par une mule, bloquent tantôt un côté tantôt l’autre de la rue, et toujours ce flot de voitures avalantes, aux chevaux-vapeur piaffant d’impatience sous les capots, transportant des passagers abrutis de faim et de soif qui poursuivent le mirage de la soupe harrera qui les attend en bas. Il nous faudra pratiquement une heure pour faire les 40 km qui séparent la plaine de Setti Fatima, où nous attend notre maison d’hôte, sans le loisir de vraiment admirer le paysage : il faudra pour cela refaire le trajet demain, au calme, car ce que j’en vois, entre deux poussées d’adrénaline, est plus qu’engageant.

Quand le soleil décline, la lumière oblique souligne les reliefs, accentue les contrastes et fait exploser les couleurs. Une végétation luxuriante couvre les pentes d’une montagne de teinte brun rouge foncé, entre autres des saules pleureurs si foisonnants qu’il a fallu en tailler certains dont les branches surplombent la route. La vallée est assez encaissée et la rive opposée à celle de la route très escarpée. Quelques villages s’y perchent, desservis par des ponts suspendus. Des guinguettes suspendues au-dessus de l’eau installent tables et chaises sous des tonnelles et même pieds dans l’eau au bord de l’oued. Ce sont le plus souvent des ponts suspendus qui relient une rive à l’autre.

Tout cela serait enchanteur, sans la pression insupportable que vous infligent, à Setti Fatima, où la route se termine en cul-de-sac, des rabatteurs particulièrement insistants dès que pointe le bout d’un pare-chocs : de manière impérieuse, ils vous intiment pratiquement l’ordre de vous arrêter sur tel parking, dans tel restaurant, ou de vous rendre aux cascades, n’hésitant pas à taper à la vitre ou sur le capot.  Cette foire d’empoigne n’a eu pour résultat que nous faire fuir jusqu’à un resto un peu un aval où régnait un calme relatif : du moins avons-nous pu nous garer tranquillement et nous diriger de nous-mêmes jusqu’à l’établissement pour y passer notre commande.

Heureusement, nous avions notre bivouac dans un coin de paradis : Au bord de l’eau.

On est d'abord pris de vertige en haut de l'escalier, qui plonge vers le lit de l'oued comme au fond d’une mine : on songe à la valise qu'il va falloir descendre… puis remonter en fin de séjour. Mais tout va bien : Martine et Poulou, les hôtes, vous envoient un jeune Marocain athlétique qui se charge des bagages.

Par ce long escalier, ce n'est pas une descente aux enfers mais au paradis. On est d'abord accueilli par la frondaison d'un noyer centenaire à l'assaut duquel monte une glycine. Puis on découvre pruniers, figuiers, cerisiers, néfliers, lianes de kiwi, dont les fruits seront, selon la saison, servis à la table d'hôte.

Le jardin croît dans cette atmosphère ombrageuse et cascade de restanque en restanque jusqu'au lit de l'oued Ourika.

Dans cet Eden en miniature, seuls vous parviennent le murmure du torrent et les chants des oiseaux.

L'accueil des hôtes est à la mesure de ce cadre enchanteur. C’est Poulou qui, le soir, se met aux fourneaux et nous, nous nous léchons les doigts : que ce soit le tajine ou le magret de canard aux figues, ou encore la salade composée avec amour, il y en a pour tous les goûts. Les desserts sont le domaine de Martine et n’ont rien à envier aux plats qui les ont précédés.

Le soir venu, après l’excursion aux cascades et la foire d’empoigne que constitue la concurrence acharnée que se livrent les différents rabatteurs au grand dam du touriste, on savoure ce havre de paix, autour de l’apéro en commun au cours duquel hôtes et clients échangent leurs impressions de la journée.

« Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté. »

Tant et si bien que nous n’en avons pratiquement pas bougé. Un petit tour dans la vallée le lundi matin, notre petit resto tranquille pour les déjeuners et farniente au bord de l’eau le reste du temps.

Vous trouverez quelques photos dans l'album "Vallée de l'Ourika".

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30 juillet 2012

Canicule, quand tu nous tiens !

Sourde au bel optimisme dont je faisais preuve fin-juin quant à son recul, la canicule est revenue dès la première semaine de juillet et ne nous a lâchés que mercredi dernier.

Les températures sont montées jusqu'à 50°, sans nous laisser beaucoup de trêve la nuit, le Chergui continuant de souffler un air brûlant 24 h sur 24. La piscine elle-même en a souffert, en virant à un beau vert prairie dont nous ne sommes venus à bout qu'à grand renfort d'algicide et de chlore. Redevenue limpide, l'eau a viré cette fois à un tiédasse, dont le seul avantage était que ce n'était plus tenable ailleurs et que la douche ne nous servait plus qu'une flotte encore plus chaude.

Les chiens, cette fois, après l'aoir longuement boudée, ont fini par apprécier leur pataugeoire. Les chats passaient leurs journées à jouer les duc de Guise sur le carrelage (encore plus grands couchés que debout). J'ai perdu deux lapins, deux poules et un coq. Les ânes, plus rustiques, ont passé l'épreuve avec philosophie.

Aux grands maux les grands remèdes ! Jean-Marie reprenant l'avion à Marrakech le mercredi 25, nous sommes partis dès le dimanche après-midi chercher un peu de frais dans la vallée de l'Ourika, 70 km au sud de la ville ocre. J'y reviendrai dans un autre message.

Mais le dimanche matin, je devais avoir quelques sueurs froides dues à un visiteur indésirable que la chaleur avait poussé à venir prendre le frais dans la maison. Là encore, suite à un prochain message.

Aujourd'hui, après une trêve de cinq jours, la chaleur revient. Jusqu'où ira-t-elle, cette fois ?

 

6 juillet 2012

Remerciements collectifs

Bon, voilà que mes boîtes-aux-lettres vont déborder, tant vous êtes nombreux à me souhaiter un bon anniversaire. J'espère n'oublier personne en répondant directement aux uns et aux autres, via ma messagerie perso, Face-de-Bouc, Cybercartes, etc., mais sait-on jamais. Alors au cas où, je dis collectivement merci à tout un chacun sur ce blog.

Voilà, c'est fait, j'ai soixante-cinq printemps révolus. Et en mon cas le compte est juste, puisque je suis née au début de l'été.

Définitivement marquée pour détester l'hiver.

Et définitivement marquée par un net penchant pour le farniente, car le 6 juillet 1947 tombait un dimanche.

Un bémol toutefois à cette harmonieuse série de coïncidences : je suis née à 6 h 30 du matin et, vous le savez, pour me trouver debout à cette heure-là, il ne suffit pas de se lever de bonne heure, il faut encore que MOI je me lève de bonne heure et c'est rarissime.

Sur ce, je m'en vais continuer de jouir de mon soixante-sixième été au bord de ma piscine. Tiens, ç'aurait été une idée rigolote d'y mettre soixante-cinq petites bouées pour commémorer ce grand jour. Trop tard à présent pour y songer, tant pis ! A retenir quand même pour dans cinq ans, pour mes soixante-dix ans.

28 juin 2012

Canicule

Nous sortons d'une semaine aux portes de l'enfer. Chaleur étouffante, frisant les 50° dehors et les 40° dedans, sans baisse appréciable la nuit. Chergui apportant le sable du désert et nous empêchant de voir le soleil. Seul refuge, la piscine, dont l'eau a eu vite fait de tiédir et le fond de s'ensabler.

C'est dans cette chaude et sablonneuse ambiance que je suis allée lundi en fin de journée dans une clinique de Marrakech où l'on m'a enlevé le lendemain matin un méchant kyste qui squattait une de mes cordes vocales. Je reprenais la route d'Essaouira l"après-midi même. Une petite gêne pour manger le soir et la journée du lendemain, mais aujourd'hui, il n'y paraît plus. Visite de contrôle lundi prochain.

Repos vocal complet de 8-10 jours. Les méchantes langues disent que ça repose mes amis. Ça ôte aussi beaucoup de mon autorité sur mes chiens.

Jean-Marie, en visite jusqu'au 25 du mois prochain, me sert de secrétaire : transmettre les ordres, répondre au téléphone...

Côté petit zoo, c'était l'affalement général. Les chats sur le flanc ne se risquant à l'extérieur que le temps de satisfaire leurs besoins naturels, mais je suis sûre qu'ils devaient se retenir jusqu'à l'extrême limite. Les chiens langue pendante, se vautraient dans mes plantations dans lesquelles nous avons réussi à maintenir le minimum d'humidité pour qu'elles ne crament pas. Eh bien, croyez-le ou non, ils rechignaient quand même quand nous les forcions à se baigner dans leur pataugeoire ou que nous les passions au jet d'arrosage ! Les ânes ont tenu le coup, faisant honneur à leur réputation de rusticité, mais c'était quand même juste et il fallait surveiller qu'ils aient toujours à boire. Côté basse-cour, malgré les remplissages pluri-quotidiens de tous les abreuvoirs, nous avons déploré la perte d'une poule et de deux poussins canetons.

Depuis aujourd'hui, ça va un peu mieux. Après avoir viré au sud, ce qui a un peu éclairci l'atmosphère, le vent a viré N.O., puis N.N.O., apportant un peu de fraîcheur.

Bon, c'est pas tout ça, mais tandis que je vous écris je laisse passer l'heure du pastaga. Ce soir, nous n'aurons pas à renouveler sans cesse les glaçons dans les verres.

 

 

3 juin 2012

Mort de Cosette

Cosette est morte ce matin à onze heures moins dix, la tête dans mes mains.

Elle s'est vaillamment battue pendant une semaine contre la destruction de ses globules rouges, mais hier elle avait renoncé et nous avions de plus en plus de mal à la forcer à avaler du lait caillé sucré pour la sustenter un peu et la réhydrater. Les perfusions de plasma avaient dû être interrompues : rupture de stock chez le véto et inertie de son fournisseur.

C'est un immense chagrin pour Fatima et moi.

30 mai 2012

Des nouvelles de Cosette

Cosette va beaucoup mieux et elle est rentrée à la maison ce soir. Elle est toujours sous perfusion, mais elle s'alimente et trouve la force de se traîner sur un à deux mètres pour aller faire ses besoins. On ne peut donc pas vraiment dire, néanmoins, qu'elle soit véritablement sur pattes.

Allah, Esculape et Saint François d'Assise, que Francesca invoquait dans son commentaire ont dû entendre ses prières. Mais qu'ils n'aillent pas trop vite regarder ailleurs, le boulot n'est pas terminé.

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